L’institut Randstad et l’Autre Cercle, pour l’Egalité des chances et le développement durable, ont créé un outil de diagnostic (gratuit) QUICK-SCAN sous forme d’un test en ligne pour permettre aux dirigeants d’entreprises de savoir si ils ont donné à leur politique RH une dimension Gay-friendly.
Accéder au test
Qu’est ce qu’une entreprise Gay-friendly ?
Pour ce premier Quick-scan, l’Institut Randstad et L’Autre Cercle ont interrogé 26 organismes publics et privés (dont IBM, Casino, Sodexo, EDF, Vinci Autoroutes, la ville de Lyon, Accenture, Monoprix, l´Agence Régionale de Santé Ile-de-France, Sanofi, PSA, SFR, Veolia Eau...) représentant 1,7 million de salarié-e-s et agents dont 800 000 en France. Les personnes interrogées, DRH ou responsables « diversité » et/ou « innovation sociale », l’ont été à la faveur d’entretiens d’une à deux heures conduits de mai à septembre 2011.
▪ Premier enseignement, près d’un organisme interrogé sur deux (46 %, soit 12 sur 26) estime qu’il est difficile de communiquer explicitement sur l’orientation sexuelle au travail en interne. Un résultat qui, au vu des témoignages recueillis, s’explique par le fait que faire référence à l’homosexualité reste encore largement tabou (suivant le principe du « don’t ask – don’t tell »). En effet, l’utilisation décomplexée au travail des termes « homosexuel », « gay », « lesbienne » et « transgenre » ne semble toujours pas rentrée dans les mœurs.
▪ Deuxième constat, les entretiens qualitatifs ont permis de faire ressortir que la réflexion sur le « gay-friendly » est liée à la question du genre et à l’égalité femme / homme. Intégrée ainsi à la problématique non moins importante mais sans doute plus consensuelle de l’égalitéprofessionnelle, la question du « gay-friendly » au travail n’est toujours pas perçue comme un sujet à part entière. Le signe assurément qu’il lui reste à conquérir ses lettres de noblesse en tant que revendication autonome.
▪ Troisième enseignement enfin, les process RH des organismes audités garantissent globalement l’égalité de traitement. Une exception toutefois. Au sujet de l’égalité de traitement entre couples mariés et pacsés (nombre de jours de congés, primes versées…), le bât blesse. A titre d’exemple, dans une majorité relative des entreprises et administrations interrogées (46 %, soit 12 sur 26), la personne pacsée ne bénéficie pas du régime en vigueur correspondant au « congé paternité » lorsque les conjoints pacsés sont du même sexe.

envoyer par mail