La tribune propose dans son numéro du 21 janvier 2011, un tour d’horizon des statuts possibles quand se pose la question de créer son entreprise.
Un choix très large qui trouve quelques fondements entre SA, SAS, SARL, EURL et maintenant EIRL.
"En pleine tempête économique et financière, un tiers des Français salariés exprimaient leur volonté d’être leur propre patron. Et mardi, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État chargé des PME, annonçait 662.000 entreprises créées en 2010, soit 7,2 % de plus que l’année précédente. Les encouragements législatifs se succèdent d’ailleurs en ce sens : après le statut de l’auto-entrepreneur, celui de l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) vient de voir le jour, le 1er janvier dernier.
Un nouvel outil s’offre au candidat à la création d’entreprise, qui rend le choix de la forme sociale un peu plus ardu. Pas facile, en effet, de s’y retrouver entre les SAS (société par actions simplifiée), SARL (société à responsabilité limitée), EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), EIRL et autres SA (société anonyme)... Il importe pourtant de se déterminer dès l’origine du projet d’entreprise. Non que la transformation en cours de route soit impossible, mais elle peut s’avérer coûteuse fiscalement.
Malgré la multiplicité des formes juridiques existantes, les nouveaux entrepreneurs continuent de privilégier l’entreprise individuelle. Très simple à constituer et à gérer, elle ne nécessite pas de capital social et ses formalités sont allégées. Son principe est simple : patrimoine professionnel et patrimoine privé du chef d’entreprise ne font qu’un. Elle n’offre donc aucune protection patrimoniale. La possibilité dont dispose l’entrepreneur de rendre insaisissables, sur simple déclaration, ses biens immobiliers, compense toutefois les risques de ce statut."...

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