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L’Europe n’est pour rien dans le redémarrage du commerce mondial


Le commerce mondial affiche +25% sur les 3 premiers mois de 2010. Oui mais pas en Europe, ni aux Etats Unis.

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La valeur des échanges du commerce mondial a progressé sur un an de +25% entre le premier trimestre 2010 et la même période de 2009 (Source OMC). Des bons résultats tirés par une forte demande en Asie, par la hausse des prix des matières premières et par les exportations de l’Afrique et du Moyen-Orient.

Ainsi, l’OMC attend une progression du commerce mondial de 9.5 % sur l’année 2010 après la plongée de 12.2% constatée en 2009.

Dans le même temps, l’Europe recule de 4% sur le premier trimestre 2010 (USA -2%). L’Europe découvre seulement ses problèmes bancaires, contrairement aux Etats Unis qui s’en sont occupés en 2009. Le niveau de l’économie de 2009 est un niveau particulièrement bas, ce qui doit temporiser la croissance mondiale, mais accentue encore la défaillance européenne en matière de commerce. Retrouver un niveau équivalent à 2008, nécessite d’attendre les horizons 2013 ou 2014.

Une étude sur l’attractivité de l’Europe révèle que les grands pays comme la France sont considérés comme des valeurs refuges.

Malgré la crise économique, les investisseurs se sont concentrés sur trois grands marchés, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, délaissant l’Europe centrale et orientale. En Pologne, en Hongrie, en Roumanie et en République tchèque, l’impact de la crise a été particulièrement fort (-40% d’investissement sur des projets nouveaux), surtout pour des projets industriels lourds (automobile, transport). En revanche les industries alimentaires, pharmaceutique et électriques ont plutôt été plébiscitées.

Les nouvelles économies Chine et Inde préfèrent investir au Royaume Uni ou en Allemagne plutôt qu’en France.


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jeudi 10 juin 2010