Entreprise 77

L’INSEE étudie les critères de réussite des jeunes entreprises


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La pérennité d’une jeune entreprise est un combat de tous les jours. Avant de constater qu’une entreprise sur deux est toujours en activité au delà des cinq années qui suivent sa création, l’Insse observe le comportement de 215 000 entreprises créées depuis 2002. Ces entreprises ont été l’objet d’une analyse après trois ans, puis après cinq années d’existence. Il en résulte un constat qui pourrait prendre valeur de règle de réussite pour nombre de PME.

première information factuelle, 5 ans après leur création en 2002, sur les 215 000 entreprises de l’échantillon, 52% avaient pérennisé leur activité en 2007.

Quels ont été les facteurs de cette pérennité selon l’Insee ?

- Le secteur d’activité : 25% des entreprises de l’échantillon sont issues du Commerce. Seule 46% d’entre elles subsistent en 2007. U taux qui en fait le secteur le moins pérenne. A contrario, le secteur le plus pérenne s’avère être le service aux entreprises avec un taux de 54%.

- Le montant de l’investissement de départ : L’Insee a remarqué qu’une entreprise qui se créée avec un investissement de départ au moins égal à 80 000 € multiplie ses chances de pérennité par 1.7, par rapport aux entreprises lancées avec moins de 2000 €. Bien entendu, il faut distinguer les entreprises de service des autres où les moyens à mettre en oeuvre ne sont pas directement comparables. L’étude constate que 21% des entreprises se lancent avec moins de 2000€ au capital et seulement 14% accordent plus de 40 000 € à leur investissement de lancement.

- La forme juridique : les entreprises individuelles montrent un taux de pérennité à 5 ans de 47%, quand les entreprises montées sous forme de société atteignent 59%. Un point souvent lié avec le paragraphe précédent.

- L’expérience du créateur : Le créateur qui dispose d’une expérience au moins de 10 années dans l’univers de l’activité de l’entreprise créée (ou dans un environnement proche) a un taux de pérennité à 5 ans de 60%. Quand le métier du dirigeant était différent de celui objet de la création, ce taux tombe à 51%. Le créateur sans expérience professionnelle en relation avec l’objet de la création a un taux de pérennité de 48%.

Les créateurs diplômés de l’enseignement supérieur sont 60% a avoir pérennisé leur activité après cinq ans.

- Le profil du créateur : 49% des entreprises crées par des femmes perdurent après 5 as quand les hommes atteignes un taux de 53%. A moyens financiers équivalents, cet écart homme, femme demeure. L’Insee impute volontiers cette différence à des éléments extérieurs à la vie de l’entreprise comme le souhait des femmes de disposer d’un meilleurs équilibre entre vie professionnelle et vie de famille. Il convient de constater également que les jeunes éprouvent plus de difficultés à pérenniser leur nouvelle entreprise.

- Le nombre de salariés : une entreprise qui a embauché du personnel dans le courant des 3 premières années de son activité, avouent un taux de pérennité à 5 ans 1.6 fois supérieur aux autres.

- Le chiffe d’affaires : plus le chiffre d’affaires des trois premières années augmente rapidement, plus l’entreprise a de chance de voir sa pérennité à 5 ans afficher un beau score.

- L’accompagnement du créateur : 12 % des jeunes entreprises échouent dans l’année de la création. Ce qui illustre combien le démarrage est un facteur clé de la réussite. La motivation est également un moteur de la réussite. C’est pourquoi, il est capital que les créateurs ne démarrent pas seuls et se fassent accompagner, y compris dans la préparation du projet.


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jeudi 11 mars 2010
 
 
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