Le gouvernement, par son ministre de l’industrie Christian Estrosi, vient de lancer au 31 août 2010, le premier observatoire du "Fabriqué en France". Cet observatoire se veut être un outil descriptif mesurant la quantité de composants français dans un produit fabriqué en France.
L’objectif est de suivre l’évolution du savoir faire français dans la production tricolore de 10 filières automobile ; Aérospatial ; ferroviaire ; construction navale ; technologies de l’information et de la communication ; mode/luxe ; biens de consommation ; chimie/matériaux ; et agroalimentaire.
Suite de la charte de sauvegarde du "Made in France" d’avril dernier cet observatoire a pour but d’empècher l’apposition d’un "Made in France" sur un produit assemblé chez nous, mais dont le nombre de composants serait majoritairement étranger.
Le ministre a souligné la "capacité de certaines filières à tirer parti de la mondialisation", mais il a rappelé que ces pratiques ont dans le même temps entraîné "la perte dramatique de parts de marché" de l’industrie française. En dix ans, de 1999 à 2009, la production nationale est passée de 75 % à 69 %, avec pour corollaire, la perte de 600 000 emplois. L’objectif est maintenant, d’ici à 2015, d’augmenter cette production de 25 %.
Christian Estrosi a annoncé que depuis la remise du rapport du seine et marnais Yves Jego sur la mise en place d’un label "marque France", des textes législatifs et réglementaires étaient en cours d’élaboration. Une nécessité pour certains acteurs qui constatent que faute d’instruments coercitifs garantissant la traçabilité et la transparence d’un produit, les conclusions de l’Observatoire pourraient rester lettre morte.

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