Fédéralisme contre souveraineté, en résumé, voilà l’enjeu historique du positionnement de la Grande Bretagne vis à vis de l’Europe.
Plus prosaïquement, les derniers atermoiements de David Cameron ont souligné l’attachement fort du pays à la City et le refus d’accepter notamment des taxes sur les transactions financières.
Les conservateurs britanniques semblent reprendre à leur compte de longues décennies de paradoxes à l’égard d’une Europe, entretenues aussi par les Travaillistes, dont ils ont besoin et à laquelle ils ne veulent pas appartenir.
Ils participent à la définition d’une Europe à deux vitesses qui peut compromettre le projet initial tout en facilitant aujourd’hui le mécanisme décisionnel ramassé autour du couple franco-allemand.
Par ailleurs, la Grande Bretagne est malgré elle trop attachée à l’Europe dont elle tire de nombreux avantages. La bonne chose, pour eux, c’est qu’ils n’auront pas besoin de référendum sur l’Euro. On a les bonheurs que l’on mérite.

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