La crise n’explique pas tout. Elle renvoie à de vieux constats pour la France, tels notamment l’érosion de parts de marché qui remonte au début des années 2000 et qui renvoient, principalement, à des choix structurels qui s’avèrent mauvais. Ainsi, le coût du travail n’est qu’un élément d’analyse parmi d’autres.
La France a fait le choix de soutenir ses champions (nucléaire, aéronautique, défense...) alors que ses concurrents encouragent la PME et les réseaux locaux. On en n’arrive au paradoxe où nous manquons singulièrement de petites entreprises compétitives pour rester à la pointe des marchés.
D’autant que les compétiteurs directs de notre économie ne sont pas à l’autre bout du monde mais bel et bien à nos portes avec, pour l’industrie, l’Allemagne et l’Italie.
En période de crise, les entreprises nationales cherchent d’autres marchés, à l’extérieur, et l’on s’aperçoit ainsi combien elles sont en retard, notamment sur le service, par rapport à leurs homologues.

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