Avec 800 000 entreprises de e-commerce, la France se situe en troisième position du marché derrière le Royaume Uni et l’Allemagne. Un secteur qui ne connait pas la crise avec une croissance de +28% en 2010. Plus de 28 millions d’internaute ont acheté en ligne dans le courant de l’année 2010 et 96% d’entre eux se sont déclarés totalement satisfaits de cette pratique.
Dans l’ordre, les internautes s’intéressent à l’achat de voyages et aux activités de tourisme, devant les produits culturels. Pour les produits manufacturés, le textiles habillement et chaussures devancent maintenant les articles high-tech.
Les e-commerçants sentent leurs taux de croissance menacés par la mise en place des e-services de proximités de la grande distribution Auchan, Casino, Carrefour mettent leurs magasins en ligne et ouvre des plateformes de livraisons quand le Seine et Marnais Conforama se lance aussi dans le e-commerce avec des lignes haut de gamme uniquement accessibles par le web.
Dans la distribution, les internautes vérifient la disponibilité d’un produit en ligne avant de ses déplacer en magasin pour les 2/3 d’entre eux.
Les "anciens" du e-commerce réagissent et se développent à l’exportation. Vente privée, Pixmania sont déjà implantés majoritairement hors de France sur des pas limitrophes. Par la même occasion, ils découvrent que les internautes européens ont un panier moyen supérieur de 20 à 30 % au panier français.
L’évolution de la règlementation urbaine associée au développement du e-commerce amène une véritable problématique du dernier kilomètre. Livrer en ville est un véritable casse tête que la grande distribution contourne en ouvrant des plateforme à proximité de ses magasins. Pour les autres, beaucoup de solutions alternatives sont aujourd’hui en phase des tests.
En 2012, La France va tester les ZAPA (zones d’action prioritaires pour l’air) pour éloigner les camions ( énergie fossile) des centre-villes. Des alternatives de tricycles électrique, de petits camions électriques vont être proposées est testées. Des transporteurs investissent déjà de façon significatives (plusieurs millions d’euros) sur ces solutions électriques.
Il est prévu d’installer des zones de concentration des flux de marchandises à proximité des centres villes pour laisser les derniers kilomètres aux mains d’outils propres. Les acteurs de la logistique du e-commerce s’interrogent également sur la manière d’établir un rendez vous avec leurs clients finaux particuliers avec une perspective d’une plage horaire inférieure à la demie heure pour assurer la livraison.
Un univers en pleine effervescence qui va s’engager dans une nouvelle phase de son évolution.

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