Agriculteurs, industriels, distributeurs, sont de plus en plus nombreux à investir dans le Label Bio, parce que les consommateurs sont au rendez-vous.
Dans cette filière de l’agroalimentaire, les céréaliers très orientés sur l’hyper production de masse sot les plus timides à la conversion d’une partie de leurs exploitations au Bio.
Par contre, à l’autre bout de la chaine, la distribution a enregistré en 2009, un chiffre d’affaires de 3 milliards €, en augmentation de 19% sur un an. Les ventes aux particuliers de produits labellisés BIO ont progressé de 90% de 2005 à 2009.
En ce début 2010, cette tendance ne fléchit pas : les produits frais ont augmenté leurs volumes de vente de 20% sur le premier trimestre 2010, quand les boissons bio non alcoolisée enregistrent 35% de progression.
Le nombre d’opérateurs recevant le label bio est lui même en progression dans les même proportion que le marché, selon l’agence bio. 16 448 exploitations agricoles références fin 2009. Une croissance de 24% remarquable, si l’on veut bien se souvenir, que dix ans en arrière, le bio n’était qu’un label balbutiant. Le nombre des opérateurs de la filière complète ( de la production agricole à la distribution en passant par le transformation) a progressé de 21% entre 2008 et 2009.
Maraichers, producteurs de fruits et légumes, viticulteurs sont les plus actifs dans la conversion au Bio. Cette migration est pour eux une réponse dans leur recherche de valeur ajoutée et de reconstitution de marges, face à une concurrence internationale sévère et qui ne combat pas toujours à armes égales.
C’est pourquoi, notre région, très céréalière ne figure qu’en queue de peloton quant au taux de transformation des espaces agricoles en label biologique.

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