Entreprise 77

Le bio reste un luxe


L’alimentation bio est d’être à la portée de toutes les bourses.

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l’UFC-Que Choisir, a menée une étude dans 1624 magasins de la grande distribution.

D’après cette enquête, les prix pratiqués au sein des rayons bio des supermarchés mettent les produits concernés hors de portée des budgets les moins aisés.

32% c’est l’écart constaté à panier équivalent entre bio Marque de Distributeur (MDD) et produits conventionnels.

Ecart qui passe à 57% pour une comparaison produits conventionnels et produits bio de marque.

Certes, le mode de production spécifique du bio justifie un écart, mais pas un abime.

L’absence d’engrais, de pesticides de synthèse, le rendement moindre de la production bio, ne justifie pas de telles écarts. L’ajout d’un marketing agressif ne justifie toujours pas une telle différence.

Que Choisir ajoute deux dérives majeures, à l’origine de ce décalage des prix à la vente :

- Le montant des aides de la PAC lié au rendement à l’hectare, avantageant de ce fait les modes d’exploitation intensifs.

- La marge moyenne du distributeur pour les pommes standard est de 50 centimes d’euros contre 1,09 euro pour les pommes bio . Pour les carottes, les conventionnelles bénéficiant d’une marge de 80 centimes d’euros contre 1,33 euro pour leurs équivalentes bio.

Non seulement la distribution cherche à attirer la tendance bio sur ses propres marques, mais elle abuse de la crédulité du consommateur attirer par le champ des sirènes dont les politiques du Grenelle sont des ambassadeurs gratuits au service des monopoles de la distribution.

L’équilibre n’est de fait pas prêt d’arriver dans le porte-monnaie des consommateurs.


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jeudi 28 janvier 2010