Quelques mois après Fukushima et dans un contexte de crise financière aiguë, la
France s’interroge sur ses choix de filière énergétique à long terme. La filière nucléaire, sur laquelle a été bâtie pour une large part la compétitivité de l’économie
française, peut-elle ou doit-elle demeurer la seule fi lière d’excellence ? Le recours
massif à court terme aux sources d’énergies fossiles peut-il constituer un substitut à l’énergie nucléaire dans un contexte de pénalisation durable des émissions de gaz à eff et de serre ? Les énergies renouvelables peuvent-elles couvrir une part substantielle des besoins satisfaits par les énergies conventionnelles ? Quels que soient les scénarios énergétiques retenus, des investissements importants seront nécessaires qui généreront une hausse des coûts de production et donc des tarifs. Le débat sur le mix énergétique est ainsi lancé.
À vrai dire, la France n’est pas le seul pays à être confronté à ce débat crucial de politique énergétique. L’accident nucléaire japonais n’a, à ce titre, fait qu’accélérer une prise de conscience mondiale.
En ce début de XXIe siècle, marqué par les mutations technologiques, l’instabilité économique et monétaire et la raré-faction des ressources, chaque pays doit définir une stratégie énergétique qui lui permette de répondre dans la durée à ses besoins et de préserver l’environnement en tirant au mieux parti de ses atouts naturels et de ses avantages compétitifs.
Le monde se trouve ainsi engagé dans une période de transition vers de nouveaux modèles énergétiques dont les maîtres-mots seront durabilité des ressources, compétitivité et innocuité des productions d’énergie.

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