Après 25 ans de délocalisation, de mondialisation, après avoir prôné une société productrice des services et d’activités tertiaires après les 35 heures et le travailler plus pour gagner plus, notre société doit changer ses valeurs pour sortir de la "crise".
L’argent des français doit rester au français. Il faut un contre pouvoir à l’argent virtuel des systèmes bancaires.
Alors, du clairon de la patrie jaillit un "made in France" relooké en "Acheter français" pour plus d’authenticité.
Tous les partis sonnent la charge d’une économie nouvelle. Chacun envoie son émissaire pourfendre la stratégie futuriste. Qui va donner du travail aux français ?
L’industrie doit renaitre de ses cendres, il nous faut acheter français. La doctrine américaine des années 40 franchit les océans pour frapper le patriotisme économique français ; "Made in France" nous voici.
L’Amérique a sauvé son secteur de production d’automobiles par un sursaut de patriotisme de marques face à l’invasion asiatique. L’Allemagne après 35 ans d’hésitations vente son identité et ses savoir-faire, avec sérieux. La France traite avec un humour à 4 roues sous un losange la "Deutsche Qualität" de "Das Auto".
Alors, d’accord pour acheter français. Mais messieurs dames les politiques, où sont les produits français. Leur absence brille dans les rayons de nos commerces. Quand d’aventure, il est un qui subsiste, il est au combien plus cher que ses voisins pour un porte monnaie français que le tertiaire français veut encore comprimer au titre de l’effort de crise et d’une pression fiscale qui ne s’est pas encore exprimée totalement.
Peut être faut-il renvoyer au privé une liberté d’agir qu’un carcan législatif à par trop étouffé. Peut être faut-il rendre au français le choix de dépenser leur argent ailleurs que dans l’application imposée de dépenses publiques, où les PME TPE voient leurs prestations rejetées d’office par une administration contraignante.
Ainsi libérés, les politiques de tous bords pourraient revenir à leur fonction de base, donner à notre pays une vision plutôt qu’une oppression.

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