La presse s’est fait l’écho du chiffre positif de la croissance qui a connu un petit sursaut positifs de + 0.4% pendant le 2e trimestre. Si Christine Lagarde s’est montrée très enthousiaste, les observateurs spécialisés restent plus nuancés. Déjà parce que c’est la consommation des ménages qui tirent aujourd’hui la barque France et que cela contribue à l’augmentation du déficit de la balance commerciale. Ensuite, ce rebond apparaît après une succession de baisses qui marquent davantage une tendance de fond. Tout cela dans un contexte où l’investissement, surtout des entreprises, reste très discret et sa cadence aujourd’hui ne laisse pas augurer une sortie de la crise avant 4 ou 5 ans. Les importations augmentent pour répondre à l’envie de consommation et que cette petite reprise est d’abord positive pour nos partenaires et non pour l’industrie nationale. Enfin, une grosse partie de la progression du PIB est à imputer à la reconstitution des stocks par les entreprises qui autrement, selon les économistes, laisserait la croissance nationale dans le négatif. tout reste donc très relatif et il n’y a pas matière à pavoiser d’autant que la consommation semble ralentir de son côté.
Le chiffre de la croissance devrait être plus ou moins inférieur à 2% en 2010, un résultat qui nous laisse loin de la plupart de nos voisins.

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