L’encours des OPCVM français a fondu de 155 milliards € en 2008.
Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières ne représentent plus que 766 milliards € après cette baise de 17% en u an.
La défaveur des français touche aussi bien les OPCVM actions, qui ont enregistré 8,5 milliards € de retraits, que les sicav monétaires, jugées trop risquées depuis 2007. Les rachats ont atteint l’an dernier le seuil remarquable de 19,2 milliards d’euros.
Même les fonds obligataires, pourtant traditionnels refuges en période de troubles boursiers, ont subi une baisse des apports de 6,7 milliards €.
Aujourd’hui, l’approche est différente du comportement constaté lors de la dernière crise boursière de 2001 - 2003 où les sociétés de gestion avaiet proposé à leurs clients des OPCVM obligataires ou la gestion alternative, pour conserver ainsi des flux d’investissement positifs. Pour mémoire, en, 2002, les sicav avaient attiré plus de 30 milliards € d’argent frais, en dépit du krach boursier.
En 2008, les investisseurs ont réagi différemment au marché : les particuliers se sont engagés sur l’assurance-vie en euros (avec des fonds sécurisés) et le livret A, pendant que les investisseurs institutionnels et les entreprises misaient sur les obligations en direct et les certificats de dépôts.

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