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Maintient des soldes flottants


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Le secrétaire d’Etat au commerce Frédéric Lefebvre a confirmé le maintient des soldes flottants pour 2011, ce lundi 6 décembre 2010.

Cette décision s’appuie sur une étude du Crédoc et de la Fédération française du textile, d’où il ressort que les français plébiscitent cette mesure.

"Les deux organismes avaient été chargés en septembre par le précédent secrétaire d’Etat au Commerce Hervé Novelli de se pencher sur l’impact économique de ces deux périodes de promotions hors soldes traditionnels, honnies par la fédération".

« En cette période de sortie de crise, 71% des consommateurs, soutiennent les soldes flottants », indique le communiqué du ministère, citant une enquête menée par l’IFM en octobre qui précise également que pour une majorité de consommateurs (56%), les soldes représentent « une nécessité budgétaire ».

Selon l’enquête le mécanisme des soldes flottants et les promotions, ne déstabilisent pas les circuits commerciaux habituels car ils « ont permis de dégager un chiffre d’affaires supplémentaire de plus de 120 millions d’euros dans le secteur de l’habillement depuis un an et demi (dont 93 millions d’euros pour les seuls soldes flottants) ».

Sur Europe 1, au nom de son syndicat professionnel, Charles Melcer n’est pas de cet avis : « C’est une perte de chiffres d’affaires. Comment voulez-vous vendre à prix coûtant quand il y a des vendeuses et des loyers à payer ? Il faut une marge bénéficiaire (…) Ceux qui ont pris cette décision n’ont jamais été derrière un comptoir et n’ont aussi notion de commerce », a-t-il affirmé.

Depuis la création des soldes flottants par la Loi de modernisation de l’économie (LME) en 2008, il n’est pas le seul à dénoncer la loi qui a « fichu le bazar » et engendré la course au rabais permanent. Interrogé en juin par Lefigaro.fr Jean-Marc Genis, président de la Fédération des enseignes de l’habillement (FEH) dénoncé que « La vocation d’un commerçant est de vendre sa marchandise au prix normal, et de liquider ses stocks deux fois par an aux changements de saisons ». Des voix s’étaient aussi élevées pour proposer un aménagement du texte et notamment que les deux semaines flottantes ne le soient plus, mais désormais mise en place au printemps et à l’automne à des dates fixées nationalement pour éviter la bataille entre les enseignes.

La décision du gouvernement de prolonger l’expérience en 2011 n’est cependant qu’une étape. Frédéric Lefebvre a prévu de poursuivre la concertation avec les associations de consommateurs et les fédérations professionnelles de commerçants. Il a aussi demandé aux rapporteurs d’approfondir leur réflexion sur l’encadrement des soldes et promotions sur internet.

Source : Le Figaro du 7 décembre 2010.

l’enquête du CREDOC :


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vendredi 10 décembre 2010