Un plan social, première du genre dans le groupe, mais jugé indispensable pour sortir l’enseigne du trou. Pimkie, 760 magasins, dont 1/3 en France, après 30 ans de vache à lait grace à sa créativité et sa réactivité, dégage maintenant des pertes récurrentes (de 650M€ en 2005 à 570 M€ en 2008). En 0 ans, le CA/m² est passé de 7000€ à 4000€ quant la concurrence Zara,Camaïeu ou H&M annonce 6000€.
Le groupe lillois n’a pas su résister aux délocalisations vers l’Asie de ces concurrents. L’allongement des délais de réassort (hors pratique Pimkie) et la chute des prix ont eu raison du dynamisme de l’enseigne du groupe Auchan.
Dans le groupe, cette situation est la première du genre et tous les clignotants sont au rouge. L’organisation décentralisée de l’enseigne est mise en cause. La chaîne des Mulliez n’a pas réussi non plus à retenir ses clientes. Les 20 - 30 ans cible historique du groupe se sont vues mélangées à une volonté de conquérir les lolitas de 12 - 15 ans. De fait l’offre produit s’est écartée de la cible historique, créant le trouble chez toutes. La tentative de mise en place d’une marque dédiée aux plus jeunes : Xanaka, à fait long feu.
En 2005, la volonté et les moyens développés pour recentrer l’enseigne sur son coeur de cible n’y ont pas suffit, les vers était dans le fruit. Le groupe qui a largement profité des dividendes produits par cette enseigne ne souhaite pas financer un nouveau redéploiement de Pimkie en quête d’image comme de résultats.
Les magasins ont eux aussi vieilli, l’histoire de Pimkie ressemble à une fin annoncée, dans un monde textile en crise perpétuelle.

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