On aurait voulu révolutionner l’accompagnement du chômage en France que l’on ne s’y serait pas pris autrement. les opérateurs ne savent plus comment faire avec des situations ubuesques dans lesquelles certains conseillers se retrouvent avec plus de 200 chômeurs à suivre, jusqu’à 655 pour 1 opérateur de l’Essonne. Le traitement des dossiers, qui étaient jusqu’à alors contraint par un rythme administratif, faisait déjà grincer des dents, il devient proprement inhumain.
Les conseillers sont désormais au bord de la crise de nerfs, quand celle-ci n’est pas déjà consommée par ailleurs d’autant que les "stocks" de chômeurs sont en augmentation croissante (+ 1 million de personnes sur 2 ans) alors que les effectifs sont en baisse. La fusion entre l’ANPE et les Assedic est montrée du doigt et appréciée avec le recul comme un véritable fiasco. Ils sont de plus obligés de faire des choix dans l’accompagnement, de se concentrer sur les cas difficiles au détriment des autres mais en s’accordant pour dire que leur métier se déshumanise.
Les "assises sociales" prévues par le gouvernement ne devraient pas bousculer les choses surtout si le chômage n’est pas décrété comme première cause nationale.

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