La FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier) et l’UNIS (Union des syndicats immobiliers) publient un livre blanc à l’intention des professionnels de l’immobilier.
L’intermédiation immobilière en France c’est, au quotidien, 48 000 entreprises qui
administrent 7 millions de lots en copropriété, 2 millions de biens en gérance et qui
réalisent plus de 400000 transactions sur le logement ancien. Avec 170 000 emplois
et un chiffre d’affaires de 18 milliards d’euros pour les activités d’agent immobilier
et d’administrateur de biens, elle contribue à hauteur de 13 % de la valeur ajoutée
de l’ensemble des activités économiques du pays.
Cette réussite réside pour une grande part dans la capacité d’une profession, fidèle à ses valeurs d’origine, à innover au fil du temps en faveur d’une qualité de service toujours plus poussée. Les structures familiales et autres agences patrimoniales d’après-guerre ont progressivement cédé la place à de véritables entreprises, comme en témoignent l’explosion du nombre d’entrepreneurs indépendants et l’émergence des groupes et des franchises.
La loi Hoguet de 1970 n’est pas étrangère à cette réussite. Le développement de l’intermédiation immobilière a en effet été garanti par la moralisation de la profession et le respect de trois piliers fondamentaux plébiscités par les professionnels eux-mêmes : un cadre législatif strict des compétences d’accès à la profession, une obligation d’assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP), et une garantie financière dès lors que le professionnel détient des fonds au nom et pour le compte de sa clientèle.
Dans ce contexte, ceux qui viendraient s’opposer à la raison d’être de la profession et à son aptitude à servir les intérêts des clients se heurteraient à la réalité des chiffres : les agents immobiliers ont depuis gagné 40 % de parts de marché du particulier à particulier, 60 % des transactions sur le logement ancien sont réalisées par les agents immobiliers contre 20 % en 1970, et 90 % des immeubles en copropriété sont gérés par des syndics professionnels, les enquêtes d’opinions révélant que 85 % des Français apprécient le service rendu par leur syndic de copropriété.
Pour autant, si depuis 40 ans l’architecture de la loi Hoguet n’a pas évolué, on peut se poser la question de savoir si elle est en mesure de faire face aux évolutions qui ont marqué le début du xxi e siècle....
Télécharger le livre blanc sur www.unis-immo.fr

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