Entreprise 77

Qu’est ce qui est devenu durable dans la fonction achat en 2010 ?


Une enquête menée par Ernst et Young dans le courant du premier trimestre 2010 auprès d’un panel de grandes entreprises françaises.

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Une étude qui touche les principes de développement durable dans les stratégies d’achats des entreprises.

Aujourd’hui, les acheteurs intègrent la responsabilité, la déclinaison opérationnelle des principes de RSE dont le développement durable, pour en faire un argument de compétitivité de leurs entreprises. Une mission qui leurs incombent du fait de la position d’interface liée à leurs rôles.

L’étude montre les différentes initiatives opérationnelles prises par les acheteurs :

- Pour 70%, c’est le recueil des données relatives à la caractéristique environnementale des produits des fournisseurs qui fait la première caractéristique.

- Pour 67%, c’est l’achat de prestations de recyclage de déchets qui constitue le second axe de travail sur l’environnement.

- Pour 65%, c’est le recours à des fournisseurs à vocation sociale qui crée le troisième point.

En matière d’achats dans les grandes entreprises, la dimension environnementale a dépassé le niveau d’une simple mise à niveau règlementaire ou du développement d’image pour se poser comme une réponse aux attentes des marchés, donc des clients. L’environnemental est un argument de compétitivité en plein.

Désormais, la communication ne se fait plus sur des intentions mais bien sur des actes.

L’environnemental doit faire face à une dualité entre le court et le moyen terme. Le court terme très conjoncturel pèse sur la maitrise des coûts quand la vision à moyen terme penche vers une démarche de coût complet.

- 56% des interviewés pensent que la démarche environnementale handicape l’optimisation des coûts.

- 42% peinent à trouver les bons indicateurs pour mesurer les effets des mesures en faveur de l’environnement.

- 35% pensent que la démarche est chère pour les fournisseurs.

"Une solution aux réticences d’ordre budgétaire est de réfléchir systématiquement en coût complet. Ceci revient à prendre en compte la somme des coûts directement imputables à un bien ou à un service sur l’ensemble de son cycle de vie (ex : transport, maintenance, stockage, coût de fin de vie liés au recyclage) et non seulement son coût d’acquisition. Ainsi, la stratégie d’achats durables devient compatible avec une politique d’optimisation des coûts".

Les services achats interrogés déclarent pour 75% d’entre eux, prendre en ligne de compte les critères de développements durables dans le choix de leurs fournisseurs. La certification des sites de production est le premier facteur. Viennent ensuite les droits et conditions de travail. L’existence d’une charte d’entreprise sur l’environnemental est un facteur positif pour 62% des acheteurs.

La dimension développement durable est un facteur rédhibitoire dans l’évaluation d’un risque fournisseur (82% des acheteurs). Un niveau de risque qui précède le risque financier. Critères sociaux et environnementaux montent en puissance, illustrant si cela était encore nécessaire, la mutation de la fonction achat, et de la relation client fournisseur.

Toute fois, si plus de 80% des acheteurs demandent des informations de nature environnementale à leurs fournisseurs. Obtenir ces informations pose problème dans 75% des cas. La complexité de la démarche est le principal frein à ses non réponses.

Acheter durable réclame des nouvelles compétences pour les acheteurs. La fonction s’ouvre au delà du coût, de la qualité, du délai. Par exemple, les problématiques liées au recyclage réclame des connaissances spécifiques, qui font du métier d’acheteur, un métier en pleine mutation. La fonction achat est largement recentrée dans la démarche stratégique de l’entreprise.


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jeudi 9 décembre 2010
 
 
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